ODELADÉMO
Association régie par la loi 1901, fondée en 2002 pour le village de Komodindé au Mali
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*Le jardin des femmes*  


Lors de notre dernier séjour, en février 2005,  au village, le projet "le jardin des femmes " a été clairement débattu au cours d'une réunion où les femmes de KOMODINDE étaient présentes et participantes. Elles nous avaient fait part de leur intérêt pour ce jardin. Il permettrait d'améliorer la santé de la population et  en particulier celle des enfants. et des femmes enceintes. Elles pourraient se constituer en association et ensuite en coopérative. Elles ont exprimé le souhait d'être autonome dans la gestion de jardin. A notre retour, le comité directeur a voté pour la réalisation de ce projet.

Avril 2005, rencontre avec la Région Haute Normandie représentée par Claude TALEB, Vice-Pésident du Conseil Régional.

Eté 2005, plusieurs rencontres avec l'association des ressortissants du Village de KOMODINDE "MADJGUI".

Vue générale du terrain en janvier 2005
Premiers palabres sur la réalisation du jardin, sous un soleil de plomb !!!..

Septembre 2005 dépose du dossier de demande de subvention pour "le jardin des femmes".

Novembre 2005, nous avons reçu l'accord de la participation du Conseil Régional de Haute Normandie par une subvention à la hauteur de 20% du montant du projet. Le projet "le jardin des femmes" est financé par le Conseil Régional de Haute Normandie, l'association "Madjgui" Française et Malienne, la commune de Konsiga au Mali, l'association des femmes du Village de KOMODINDE et l'association "ODELADEMO".

Février 2006, réalisation de la cloture

Mars, Avril, Mai 2006, contacts téléphoniques avec le Mali pour la suite du projet et accord du comité directeur pour la pose de pompes à eau.

Mai 2006,  découpage du jardin en parcelles par un technicien habilité.

Automne 2006, le Président de Madjgui nous informe qu'une pompe a été achetée, mais il semble qu'elle soit inadaptée. Il est envisagé de mettre en place une pompe à energie solaire.

7 Février 2007, lors de notre passage à Bamako, nous nous rendons avec Mody Sylla et Djingo Siby au CNESOLER, un organisme public malien spécialisé dans l’étude des adductions d’eau. Après échanges, le technicien nous propose d’étudier la solution d'une pompe à énergie solaire pour irriguer le jardin. Un devis est établi qui nous semble acceptable.

10 février 2007, à l'arrivée au village, notre première visite est pour le Jardin des Femmes. Tout d’abord, nous nous arrêtons au puits. Nous voyons les femmes puiser l’eau à 12/15 m de profondeur et porter les seaux sur leur tête jusqu’au jardin à plus de 150 mètres de là. Le puits est équipé d’un couvercle sommaire, dont les femmes nous diront, plus tard, qu’il est beaucoup trop lourd pour elles. Elles souhaiteraient que les hommes viennent l’ouvrir chaque matin. En revanche, il nous paraît bien possible de le faire équiper de la pompe solaire.

Les premières semences ont été faites en janvier 2007. Nous admirons les premières pousses. Il nous est dit que les femmes n’utilisent que de l’engrais naturel. Il reste un tiers du terrain non encore cultivé. Il nous est dit que les femmes concernées sont découragées par le portage de l’eau, et attendent qu'une solution soit trouvée à ce problème.

Le dimanche 11 février, en fin de l’après-midi, nous retournons au Jardin des Femmes pour l’Inauguration officielle. L’atmosphère est bon enfant. Les Femmes continuent à travailler. Nous faisons connaissance de Assa Kébé, nouvelle présidente de l’Association des Femmes, responsable du jardin (Koumba Kébé s’est retirée). Séga et Hacourou Kébé arrivent peu après.

Les Femmes offrent une houe à Dominique. Après de longues discussions nous posons les panneaux des financeurs sur la clôture. Il n'y a pour l'instant que ceux de ODELADEMO et de la Région Haute-Normandie. Les notables ont décidé de faire réaliser plus tard un support  qui accueillera aussi les logos des financeurs qui participeront à l'installation de la pompe solaire, tant attendue. Les femmes chantent, les enfants crient ! Beaucoup de temps est consacré aussi aux photos et aux films pour le souvenir.

Le 24 février, le Comité Directeur de l'Association décide l'octroi d'une subvention complémentaire de 3500 Euros pour financer l'installation de la pompe solaire, sur la base du devis du CNESOLER.

Le 10 octobre 2007, une lettre de Mody SYLLA  nous informe que le chantier de la pompe solaire du puits du jardin des femmes est terminé. Nous sommes donc en mesure de déposer notre rapport auprès de la Région Haute-Normandie, pour débloquer le solde de notre subvention.

Le 29 février 2008, à notre arrivée à Bamako, Mody SYLLA  nous fait part de nouvelles difficultés. La pompe fonctionne, mais le débit, "c'est comme un oiseau qui fait pipi !!!". Au CNESOLER, Ali Ag, notre fournisseur est absent, et intouchable. La secrétaire nous recommande un autre technicien, Gaoussou COULIBALY, que nous allons rencontrer sur un parking !!!...

Dès le lendemain, un technicien venu de Kersignané, Moussa KEITA fait un premier dignostic sur place, guidé au téléphone par Gaoussou. Il semble que les panneaux délivrent au maximum 140w alors qiue la pompe réclame 240w. Les vérifications de base ne révèlent rien d'anormal : il y a bien de l'eau dans le puits, et tous les branchements sont corrects. Finalement, nous négocierons avec Gaoussou son déplacement à Komodindé, qu'il nous promet d'effectuer dès la fin du Salon International de l'Eau qui se tient actuellement à Bamako.


La rencontre avec Gaoussou au  Salon International de l'Eau

Le lundi 3 mars, sur place, nous allons faire l'état des lieux. C'est vrai que l'eau ne coule pas vite, mais elle emplit tout de même un grand seau en moins de deux minutes !!!.. Nous sommes un peu rassurés, mais le problème est bien réel. Les femmes comptaient s'approvisionner dans deux grands bassins de 10 m3 chacun. On est loin de pouvoir les remplir !!!...


Le puits et, sur leur support, les panneaux solaires

La pompe parait bien peu sécurisée

D'autre part, auprès du puits, l'installation nous parait bien fragile. Certes, les panneaux solaires ont été hissés sur un support à plus de deux mètres de hauteur, mais l'accès à la pompe n'est même pas cadenassé, et il semble facile de tout démonter et emporter !!...

Le jardin a bien prospéré. Les cultures sont bien plus fournies que l'an passé, et tous les jours, nous verrons dans le village, les femmes déambuler avec leur houe.

Nous attendrons Gaoussou toute la semaine. Finalement, il ne viendra que le samedi, le jour de notre voyage vers Bamako, et nos autocars se croiseront quelque part vers Diéma !!...

Le mercredi 12 mars, Gaoussou nous appelle au téléphone à Bois-Guillaume. Il fait le constat que, bien que la pompe installée soit de moindre puissance que celle prévue à l'origine, il faut, pour la faire fonctionner correctement, 12 panneaux solaires et non pas 8. "Aly Ag a fait une grosse bêtise !!!..." nous lache-t-il. Nous lui demandons de nous transmettre le devis par couriel. Nous le recevons dès le lendemain jeudi 13 mars. 

Par téléphone, le mardi 18 mars, Mody SYLLA nous fait part de ses reflexions. Il semble que la solution la plus adaptée consiste à acheter soi-même le matériel et de demander à Gaoussou d'en réaliser l'installation. Massila et lui-même se sont documentés à Bamako sur les prix pratiqués et l'opération leur semble tout à fait réalisable. Il s'agit maintenant de réunir les fonds correspondants. Le Comité Directeur d'ODELADEMO va à nouveau devoir trancher un choix difficile.

Le lundi 28 avril, le Comité Directeur accepte de financer le devis de Gaoussou sous les conditions fixées par Mody Sylla. Médigata KEBE, vient à Rouen le vendredi 23 mai chercher les fonds correspondants.

Le 23 juin, Mody SYLLA revient de Komodindé avec Gaoussou COULIBALY. Des panneaux solaires ont été rajoutés, et de nouveaux réglages ont été apportés. Mody est très satisfait de la collaboration de Gaoussou et regrette de ne pas avoir eu affaire à lui dès le début.

Le résultat de ces travaux ne correspond pas encore à ce dont révaient les femmes du village, mais les progrès sont très sensibles, et Mody SYLLA nous affirme qu'il est maintenant possible de travailler correctement dans ces nouvelles conditions. Il nous confirme donc que les femmes et les responsables du village considèrent que le chantier est terminé.
 






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