Mali
Carte
d'identité
– Population :
11 351 000 habitants.
– Superficie :
1 240 000 km².
– Capitale : Bamako.
– Langues : français, bambara,
sénoufo,
sarakolé, dogon, pular (peul), tamajeh, arabe.
– Monnaie : franc CFA.
– Régime : présidentiel.
– Chef
de l'État : Amadou Toumani Touré
(depuis mai
2002).
_ Décalage horaire:
Lorsqu’il
est 12 h à Paris, il
est 10 h en été et 11 h en hiver à
Bamako.
–
Économie :
le Mali est l'un des pays les plus pauvres du monde et a connu de
grands problèmes économiques et sociaux.
Aujourd'hui,
l'économie a repris un peu de vie grâce aux
exportations
de coton, de l'or (mine de Sadiola dans le sud) et à la
production d'énergie par le barrage de Manantali en liaison
avec
le Sénégal et la Mauritanie.
L'économie repose sur
l'agriculture (mil, sorgho, arachide) et l'élevage. Mais
depuis
quelques années, la culture du coton (d'excellente
qualité) s'est beaucoup développée
dans le sud
(Koutiala, Kita, Sikasso). D'importants troupeaux sont
élevés en zone sahélienne (ce qui pose
des
problèmes de surpâturage) ; une grande
partie est
ensuite exportée, sur pied, vers les pays côtiers.
La
pêche n'est pas à négliger non plus,
surtout dans
les zones très poissonneuses du delta intérieur
du Niger.

Cuisine et boissons

Cuisine
Les céréales sont la base du repas, auxquelles on
ajoute
des légumes et de la viande de bœuf, de mouton, de
poulet
ou, plus rarement, du poisson bouilli.
Les femmes se mettent à plusieurs pour confectionner un
plat, ce
qui dure généralement la demi-journée,
car les
recettes en sauce sont bien mijotées. Seules les femmes du
plus
haut rang dans la concession prennent la responsabilité d'un
plat, secondées par leurs filles, même toutes
petites, et
la bonne quand il y en a une, c'est-à-dire souvent. Les
cuisinières se relaient du matin au soir ou les
différents jours de la semaine. On mange vite, habilement,
avec
les doigts. Les amis, voisins, gens de passage, sont toujours servis
avec beaucoup d'égards.
Mis à part les restaurants importants,
les
gargotes ou restos des petits campements et auberges, n'offrent bien
souvent qu'un menu du jour, ce qui constitue une garantie de
fraîcheur et de saveur.
Quelques plats typiques
Le plat principal est une variation autour du
couscous
ou bachi, du tô
ou du riz.
–
Tô
(ou gâteau)
: mil
ou maïs complètement écrasé,
agrégé à l'eau bouillante et servi
avec de la
sauce gombo. .
–
Couscous sarakollé :
ave
c
une pâte
grisâtre de gombo séché,
mélangée aux
graines. Sauce : pâte d'arachide, oignons, huile,
tomates.
–
Fonio :
petite graine d'herbe
à moitié sauvage, difficile à piler,
base du
couscous raffiné.
–
Riz au gras :
tomate, huile,
oignon, cube de bouillon, piment, gombo,
goyo
(petite
aubergine). Ces ingrédients sont
mélangés au riz.
–
Riz sauce fakoye :
spécialité
sonraï du nord du Mali à base d'une herbe sauvage
ramassée en brousse par les nomades peuls ou touaregs,
pilée, puis agrémentée de beurre de
karité
et éventuellement de viande de bœuf.
–
Foutou igname :
fait avec le
légume écrasé (attention, l'igname
donne
très soif). Il existe aussi du
foutou
banane.
–
Poulet kedjennou :
à
l'ivoirienne. Mijoté avec des oignons, tomates,
herbes ;
très fin. Servi séparément de sa
céréale.
– Au repas, on sert en plus une soupière de
crème
ou
dégué – lait
caillé, mil,
sucre –, ou de bouillie,
seri – riz,
sucre, lait – chaude. Il traîne en
permanence des bols
de crème ou de bouillie refroidie, et on en mange
à
longueur de journée.
– Dans la rue, on trouve des snacks
délicieux :
frites de patate douce à la pièce, petites
graines de
lotus humides, cacahuètes non grillées ou
à divers
stades de torréfaction.
– Ne négligeons pas les fruits,
très
différents selon la période de l'année
(mangues : mars à juillet ;
pastèques :
octobre à janvier). En juillet et août, on trouve
les
nîms ou
zabans,
fruits aux graines
très acidulées, mais vraiment très
rafraîchissants.

Culture

La découverte de
l'art nègre
En France, Braque joua un rôle
déterminant
dans la découverte de l'art nègre qui
imprégnera
tout le cubisme. Les premières collections d'art primitif
commencèrent vers 1907. À l'instar du cubisme,
dans les
années 1920 et 1930, le dadaïsme et le
surréalisme
furent très sensibles à la beauté
primitive.
Enfin, dans les années 1960 naissent les grandes expositions
d'art primitif après que l'“ invention ”
de l'art
nègre par les artistes européens eut
entraîné un véritable pillage dans les
pays
concernés. L'artiste africain n'en a rien à faire
: on ne
sait rien de lui, il ne signe pas. Il est vrai qu'en Afrique noire
l'individualisme n'est pas considéré comme une
vertu et
le goût du vedettariat qui accompagne souvent cette
façon
d'être ne peut donc l'atteindre.
Peintures naïves du
petit commerce
Presque partout des enseignes,
publicités et
décors égaient les façades et les murs
des
maisons. Cette imagerie populaire met en valeur les métiers
du
tout un monde d’artisans et de commerçants.
Souvent, sur
les marchés, de jolis panneaux en bois mettent en valeur
avec
bonheur les belles coiffures tressées remises au
goût du
jour selon la mode. On voit parfois encore, peintes sur les murs des
bars et buvettes en guise de publicités, des
scènes et
caricatures fascinantes. Parfois même, les fantasmes sexuels
ne
sont pas absents. Toutes ces fresques expriment avec
réalisme,
naïveté et humour, un appétit sensuel de
vivre, de
boire, de rire, de s'aimer, bref, une fantaisie et une invention
exceptionnelles.
Musique et danse
Si Afrique rime avec musique, les danses et chants
ne se
produisent que lors de cérémonies bien
précises ou
alors sur l'incitation mercantile de quelques organisations
touristiques. En revanche, il arrive souvent que, à la nuit
tombée, sur la place du village, les gens dansent au son du djembé
et du balafon ou écoutent le griot accompagné de
sa kora
.
Chaque musique est un dialecte, et chaque instrument est
accordé
à son propre dialecte. La musique, comme la danse, traduit
la
complète communion de l'homme et de la nature. L'instrument
de
musique a partout une valeur symbolique : pour tous les assistants, il
représente leur cosmogonie, ou l'acte sexuel, ou
l'accouchement,
ou la vie, et chacun reconnaît la valeur de chaque
détail
ainsi que sa signification profonde.
Vous pourrez entendre souvent les chants de travail qui rythment les
activités des champs (l'origine du jazz !) et surtout les
jeux
musicaux rythmiques des enfants.
Quelques
instruments
– La kora : surtout
présents
en Afrique de l'Ouest, les griots, membres d'une sorte de caste
particulière, à la fois sorciers et
poètes,
chantent depuis la nuit des temps les louanges des princes
accompagnés de la kora, instrument
à cordes (16,
21 ou 28) dont la forme rappelle celle du luth, mais la caisse de
résonance est une calebasse tendue d'une peau de
chèvre.
– Le balafon : sorte
de xylophone, il se compose
de lames de bois de différentes tailles et
épaisseurs,
montées sur un châssis. Des calebasses
percées de
trous et disposées en dessous servent de caisses de
résonance.
– Tam-tams : appelés
aussi djembés,
ils sont de différentes tailles . Avant le dîner,
au
retour de la pêche, sur la plage, à la messe, au
cours
d'une balade en pirogue... tout est prétexte pour
tambouriner.
Ce qui donne lieu à de formidables explosions de joie.
Les griots
Forts répandus chez les Mandingues, ce
sont des
musiciens ambulants, professionnels presque de naissance –
ils
font partie d'une caste –, qui vont de village en cour royale
chanter les louanges d'un lignage et de ses descendants. Certains
atteignent la célébrité, d'autres font
le tour du
quartier, surtout à l'occasion d'une fête
où l'on
ne peut pas refuser leur présence. Ils se plantent bien
droit
à l'entrée devant le maître de maison,
avec ou sans kora, leur instrument de musique, et,
selon l'argent
qu'ils espèrent gagner, récitent toute la saga ou
en
chantent une bribe. Aussi, quand un griot est signalé dans
le
quartier, souvent le maître de maison se cache, en
espérant ne pas se faire prendre, car le griot est
à la
fois paria et respecté pour ses connaissances. Il fera rire
tous
les voisins avec une bonne chanson aux dépens du radin.

Géographie
et
climat

Géographie
La zone saharienne couvre les deux tiers de la
superficie, zone sahélienne au centre, zones soudanaise et
pré-guinéenne au sud.
Le pays est désertique dans sa plus
grande
partie, mais le sud est baigné par le Niger, localement
appelé “ Joliba ”. La
moitié de
l'année (de juillet à décembre), des
inondations
sur son cours moyen, entre Koulikoro et Tombouctou, créent
une
sorte de Méditerranée d'eau douce (irrigation et
navigation régulière possibles). Et tout en bas,
c'est la
savane arborée et ses richesses.
Climat
On passe progressivement des pluies de quelques
semaines
dans le Sahel, à 3 ou 4 mois dans le sud. La saison
des
pluies violentes a lieu normalement entre juillet et septembre. Il
pleut un, deux, trois jours et ça
s'arrête ; pendant
cette saison des pluies, dite
“ hivernage ”, les
déplacements sont souvent difficiles. Le reste de
l'année, le temps est sec. Après avoir
régressé au début des
années 1990, la
pluie est revenue, mais elle est toujours attendue avec
anxiété. Cela dit, la situation est
différente
à Tombouctou (175 mm annuels), à Mopti
(700 mm), à Bamako (900 mm) ou
à Sikasso
(1 500 mm). Sikasso est toujours si bien
arrosée qu'on
y fait deux récoltes par an.
Bon an mal an, il fait entre 30 oC
(juillet, août, décembre et janvier) et
40 oC
(mars, avril, mai) au plus chaud de la journée (et autour de
50 oC à
Tombouctou) ; les
températures nocturnes font la
différence : environ
25 oC pendant toute l'année
y compris
l'hivernage, sauf de novembre à février (de 15
à
20 oC). Vous n'userez pas trop votre
pull. La
même chose à Gao ou à Tombouctou, avec
des
contrastes plus nets la nuit (ça descend à
13 oC
en janvier), et avril-mai pas très recommandables (au-dessus
de
40 oC).
La saison touristique la plus
agréable : de
novembre à février.

Santé
et
sécurité

En 1992, le Mali a mis en œuvre une politique de
revitalisation
des soins de santé primaires. Même si les
structures
sanitaires restent peu développées (dispensaires
souvent
en piteux état), la situation s'est tout de même
nettement
améliorée. On trouve aujourd'hui les principaux
médicaments de base à peu près
partout. La plupart
des pharmacies de Bamako sont bien approvisionnées
Les infos de cette page ont été
empruntées sur le
site du guide du routard que l'on remercie.