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.ASSOCIATION
ODELADEMO.
Le cinquième voyage au
village de KOMODINDE
du jeudi 28 février au
dimanche 9 mars 2008
Jeudi
28
février :
Comme l'année dernière, nous avons choisi le vol
quotidien d'Air France, qui part de Roissy à 16h40. Cette
année, nous expérimentons une nouvelle aventure :
partir avec les deux fauteuils roulants offerts par INOP,
censés être les nôtres, pour les laisser
au dispensaire du village. En prévision de
formalités supplémentaires, nous partons plus
tôt de Rouen, vers 9 heures et demie, et nous arrivons dans
le parking du
terminal D pour l'heure du midi. Encombrés par nos cinq
bagages, nous cherchons d'abord, mais en vain à faire appel
aux sevices d'assistance de l'aéroport. Finalement, nous
transporterons les bagages sur les fauteuils roulants pour aller
d'abord déguster notre pique-nique, puis procéder
aux formalités d'enregistrement.
A
13 heures 30,
tout est régularisé. Les bagages ont
été
pris en charge et maintenant, nous déambulons en
fauteuil
roulant dans le hall du terminal, dans les
boutiques hors-taxes, avant d'apprendre que l'embarquement dans l'avion
se fera "au large", c'est-à-dire sur le tarmac. Avec
l'équipe d'assistance, après un controle de
police particulièrement minutieux, c'est un "parcours du
combattant" :
nous prenons d'abord la navette vers le hall d'embarquement, puis le
véhicule spécial appelé
"Help" qui nous
conduira d'abord jusque l'avion. La cabine de ce véhicule
sera
hissée jusque la porte de l'avion, par un
systéme d'élévation hydraulique. Nous
prenons notre place dans l'avion, bons derniers, quelques minutes
à peine avant le décollage, à 17h15.
Nous
arrivons à
Bamako, à
21
h 27 (locales), et nous récupérons nos bagages
quasi
instantanément. A la sortie de
l'aérogare, nous retrouvons Mody SYLLA,
mais cette année, il est seul. Il faut toute
l'ingéniosité de deux ou trois porteurs pour
caser tous
les bagages et les deux fauteuils roulants dans la 309. Nous en avons
même entre les jambes !!!... Nous arrivons
pourtant à bon port à Faso Kanou vers 22h30. La
petite
tisane est bienvenue avant une nuit réparatrice.
Dès
le petit déjeuner, Mody Sylla nous entretient du problème
de la pompe
solaire du jardin des femmes. Nous décidons
d'aller retrouver Aly Ag, au CNESOLER, pour lui demander des comptes.
La secrétaire nous reconnait bien. Mais Aly est en mission
dans le Nord, à Kidal, et ne peut être
contacté. Il n'a même pas pu être
prévenu du décès de sa femme survenu
dimanche dernier !!!... Très attentive à notre
problème, elle contacte par téléphone
un autre technicien, Gaoussou COULIBALY qui prépare
l'ouverture du 3ème Salon International de
Bamako (Sideau 2008), que le président de la
République Amadou Toumani Touré doit inaugurer le
lendemain au Palais de la culture Amadou
Hampaté Ba, sur les bords du fleuve Niger.
Vers 11 heures, nous faisons connaissance de Gaoussou sur la Parking du
Palais de la Culture. Il semble bien ennuyé, mais il nous
assure : "On trouvera
des solutions !!". Nous échangeons nos
numéros de téléphone, puis nous
partons en centre ville pour changer l'argent. Comme d'habitude, nous
sollicitons Samba CAMARA. Pour nous, les difficultés
qu'évoque "Le Petit Futé" pour trouver de
l'argent n'existent pas. Et dans la foulée, nous allons
jusque la Gare Routière retenir les billets d'autocar pour
dimanche, en précisant bien les conditions de transport des
fauteuils roulants !!!...
Après
le déjeuner, il est temps de s'atteler au
vif du sujet. L'objet principal de notre voyage, c'est le projet
d'acquisition du minibus, et
nous avons pris rendez-vous à l'Ambassade de France
à 14h45 pour faire instruire notre dossier de demande de
subvention.
L'entrée dans le bâtiment est
particulièrement laborieuse. Les controles de
sécurité sont draconiens, et
puis nous sommes en Afrique : tout prend du temps. Nous arrivons donc
en retard au rendez-vous, mais nous sommes reçus avec
grand intérêt par la Chargée
de Mission du Service de Coopération et d'Action Culturelle,
Madame Sarah DE REKENEIRE. Le dossier est passé en revue.
Nous convenons que nous déposerons à son
intention le compte-rendu de notre visite sur place à notre
retour à Bamako. Nous
voilà de retour à Faso Kanou vers 16 heures. La
première journée a déjà
été bien chargée et il fait encore
près de 38° à l'ombre. Nous prenons un
peu de repos, ce n'est pas du luxe..
Samedi
1er mars
Même
si nous restons toute la journée à Faso Kanou,
nous ne perdrons pas de temps. Dès le petit
déjeuner, le téléphone
crépite avec Komodindé, pour organiser la
rencontre téléphonique entre Gaoussou COULIBALY
et Moussa KEITA sur le site du jardin des femmes. Puis
c'est la visite de Massila qui reproche
véhémentement à Sylla de ne pas
l'avoir invité à venir nous chercher à
l'aéroport. Bien entendu, il nous apporte des mangues que
nous
dégustons avec plaisir.
Nous
prenons contact avec TOU, la coiffeuse de la concession de
TOROKOROBOUGOU. Mody nous a dit qu'elle vendait aussi des tissus de
basin. Elle vient dans l'après-midi nous en
apporter quelques pagnes, et nous faisons affaire. En revanche, il
s'avère impossible de contacter Nana TRAORE, ni
Koudiédji SIDIBE, la Présidente de l'A.M.S.O.P.T.
En fin de journée, Gaoussou vient nous rendre compte. Il ne
comprend pas. Il nous informe qu'il demandera demain à
Moussa
KEITA "d'intervertir les phases", mais si cela ne résout pas
le problème, il lui faudra aller sur place. Nous
négocions le prix de l'opération. Dans l'attente
d'une décision définitive, il est
décidé que l'argent sera
déposé chez Massila. Mody part vers 18h montrer
la maison de Massila à Gaoussou, y déposer
l'argent et le reçu, et va ensuite commander le taxi pour le
lendemain.
Pendant ce temps, c'est Ousmane, le petit-fils de Massila, qui
vient nous rendre visite, pour nous demander d'intercéder
auprès de son grand-père pour qu'il lui
achète une moto. Il nous demande aussi le prix des "kits" de
commandes à mains pour les voitures de tourisme.
Dns la perspective d'un réveil matinal, et tenant compte des
fatigues prévisibles du lendemain, nous essayons
de nous endormir de bonne heure, malgré la chaleur ambiante.
Dimanche 2 mars
Le
réveil sonne
à 3 heures du matin, et le taxi
arrive à 4h10. Mody, inquiet, en avait
déjà appelé un autre, craignant que
celui commandé la veille pour 4h ne vienne pas !!!....
Arrivés à la Gare Routière GANA, les
fauteuils roulants sont mis en sacs, mais nous réalisons que
ce n'était peut-être pas indispensable : nous
avons
de nouveaux cars, plus modernes, et tous les bagages entrent en soute :
il n'y a plus rien sur le toit !!!... Que d'améliorations,
même depuis l'année dernière.
Le car
démarre à 5h35, et ne
s'arrêtera pratiquement pas. Pour éviter de perpre
du temps pour manger, il nous est distribué viennoiseries et
eau fraiche, gratuitement, 'comme sur Air France" !!!... Et il ne reste
plus guère que 800 mètres de piste, autour de
Didiéni, alors qu'il y en avait encore plus de 120 km
l'année dernière. Voyager entre Bamako et Kayes
devient un plaisir !!!...
Nous arrivons
à Kayes à 13h20, accueillis par le neveu de Mody.
Salim a fait savoir par téléphone qu'il souhaite
nous conduire à Komodidé dès ce soir,
car il doit aller à un mariage à
Kersignané. Retarder notre départ l'obligerai
à faire deux aller et retour. Mody fait contre mauvaise
fortune bon coeur. Il profite de ce court passage pour cajoler Mody,
son homonyme fils de Hadia. Celle-ci part en
délégation avec les garçons de la
concession pour acheter les courses sur la base d'une liste
établie par Dominique et Mody. Le déchiffrage et
la traduction sont difficiles, mais tout ces jeunes se
tireront avec honneur de cette épreuve.

Le reçu des bagages
(valises et fauteils roulants = vélos
paralytiques)
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Les deux Mody
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Dès l'arrivée de Salim, à 16 heures,
nous prenons une simple valise et nous partons vers le
village. Les bagages suivront demain... Après
l'arrêt traditionnel à Diadjoumbera pour acheter
du poisson, nous arrivons, assez discrètement, au village.
Nous apprendrons par la suite que l'équipe des jeunes n'est
plus aussi motivée, et connait quelques points de friction
avec Sega KEBE. Pas d'escorte motocycliste, donc. En revanche,
l'accueil des enfants et des femmes est toujours aussi chaleureux.
Dans la soirée, arrivent petit à petit Djingo
Siby, Hacourou Kébé, Sega
Kébé, Assa Kébé, Bintou
Siby... De longs palabres se déroulent autour du
problème de la pompe solaire. Les essais de Moussa KEITA,
faits aujourd'hui en liaison téléphonique avec
Gaoussou ne sont pas concluants. Contacté par
téléphone, celui-ci promet sa visite pour Jeudi.
En soirée, la nuit tombée, et à la
lueur
de la lampe-tempête, tout doucement, le bivouac s'organise.
Arrive d'abord le futon sur la charette à ânes.
Puis c'est l'installation de la moustiquaire, pendant la
cérémonie du thé. Enfin, à
plus de 23h, après plus de 20h de veille, nous
pouvons nous
coucher !!!...
Lundi 3 mars
Dès
le réveil, nous avons la visite de Salim, toujours aussi
pressé. Mody nous demande de lui remettre l'argent pour les
billets de retour en car, samedi prochain. Nous avons à
peine le temps de le saluer, il est déjà parti
!!!... La matinée sera consacrée
à recevoir, devant notre case. Tout d'abord, ce seront
Djingo Siby et Sega Kébé, que rejoindra plus tard
Ibrahim Sylla, le Directeur de l'Ecole Coranique. Nous ferons
connaissance aussi de Samba Dramé, neveu de Mody, migrant
tout jeune marié, qui travaille en banlieue est de Paris, et
qui dispose d'une voiture. En l'absence de Salim, cela nous sera fort
utile. Cheik Diallo, le "médecin", vient ensuite nous
apprendre qu'il est papa depuis mardi dernier, et qu'il ne pourra pas
être avec nous avant mercredi, pour cause de
baptême à Kayes. Enfin nous avons aussi la visite
de Assa Kébé et des femmes du village,
qui nous offrent le mouton.

La lettre de l'EIR et les photos 2007
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Assa KEBE et les femmes du jardin
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Nous commençons tout d'abord à distribuer toutes
les photos
de notre voyage 2007 que nous avions préparé
à leur intention. Nous faisons vraiment plaisir à
tout le monde. Les commentaires ne tarissent pas. Nous transmettons le
message de Koudiédji MAGUIRAGA (Association
AfriqueLémou) et nous remettons à Djingo
la lettre
de l'Ecole Industrielle de Rouen. Il nous confirme
que tout le village attend cette mission avec impatience. A la lecture
de
la lettre, il nous fait remarquer que la date
envisagée de novembre 2008 n'est pas propice. Cette
année, l'hivernage a été ravageur.
Nous avions déjà constaté que la route
est coupée à Arguetta, et nous avons
dû, hier, passer le marigot à gué. Mais
plus loin c'est encore bien plus endommagé. D'autres
ruptures, à Dogoféré, Tambakara, Gory,
ne seront certainement pas réparées cette
année. En novembre, il y a encore trop d'eau, et
même les 4X4 ne passent pas. L'accès à
Komodindé ne pourrait se faire qu'en pirogue. Il est donc
convenu que, tant pour l'Ecole Industrielle que
pour Acupuncture Sans
Frontière, il est plus raisonnable de programmer
la mission
en janvier 2009, après l'hivernage et avant les grosses
chaleurs. Nous en prenons acte, et assurons que nous transmettrons
l'information.

Dominique et les filles de l'Ecole Fondamentale
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Samba Dramé et sa nouvelle épouse
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En fin de matinée, Mody SYLLA s'informe et
apprend que Samba est parti en voiture en
Yélimané. Nous attendrons donc la fin de
journée pour aller au jardin des femmes. Deux jeunes
viennent faire le thé. Bintou nous apporte la
première viande grillée du mouton. Il fait
déjà chaud. Les enfants, de retour de l'Ecole
viennent nous tenir compagnie. Avec eux, l'échange est
maintenant possible en français, et ils nous offrent chants
et récitations. Comme la classe ne reprend qu'à
15 heures, c'est avec eux que nous partagerons les heures chaudes de la
journée. Il fait 38 °, et ce n'est qu'un
début.
A 16h30, Samba vient fièrement nous chercher avec son Opel.
Nous
partons au Jardin des femmes. L'installation de la pompe solaire nous
parait bien fragile, mais nous sommes un peu rassurés de
voir que, même si ce n'est pas très fort, l'eau
arrive quand même au jardin. Nous faisons l'état
des lieux, et c'est pour l'instant, un constat d'impuissance.
Nous nous promettons de revenir jeudi, pour négocier avec
Gaoussou COULIBALY ce qu'il sera possible de faire.
De retour
à la case, Djingo nous informe que nos bagages ont
été déposés par le
transporteur sur le bord de la route. La charette à
âne, conduite par des enfants nous les ramène :
nous retrouvons nos valises et les fauteuils roulants : la
soirée sera calme.
Mardi 4 mars
Nous sommes
réveillés à 7h du matin par les
informations radiodiffusées : Samba SYLLA a
installé
son poste radio en haut d'un arbre pour mieux capter... nous aurions
préféré un réveil un peu
moins brutal...
Bintou, visiblement, n'a toujours pas compris la logique de notre
diététique. Ce matin, c'est une omelette,
flottant dans l'huile, qui nous est servie. Puis, nous arrivent des
frites... à 8h30 du matin !!!... Nous avons du mal
à refuser sans la vexer....
En attendant de
partir visiter l'Ecole, nous montons les fauteuils roulants.
L'idée est de nous faire pousser là bas par les
jeunes, pour garder notre liberté vis-à-vis de
Samba DRAME. Mais avec le sable et les aspérités
du chemin, l'opération se révèle vite
aléatoire. Avec Mody SYLLA, nous reprenons donc l'Opel pour
aller à l'Ecole..
Nous arrivons au moment de la récréation. Salif
TOGOLA est surpris : il n'a pas été
prévenu que nous étions arrivés depuis
dimanche soir. L'accueil est très chaleureux. Avec le
Directeur, nous faisons le point de l'évolution
et
des
besoins de l'Ecole, et nous visitons toutes les
classes. En sortant,
nous nous étonnons que l'un des élèves
nous ait
accompagné tout l'après-midi de la veille, en
prétextant l'absence du maître.
Vérification
faite,
il s'avère que notre traducteur-interprète a
profité de notre présence pour se dispenser
d'aller en
classe. Au retour à la concession, les explications seront
orageuses.
En fin
d'après-midi, nous tenons une réunion avec tous
les responsables et les enseignants pour réunir les
éléments nécessaires aux demandes de
subventions . L'association de gestion est en cours de
création, et nous en élaborons le budget annuel.
Les édiles et les maitres évoquent longuement les
conditions de vie des
élèves
au village.
Après
la prière, la nuit tombée, une voiture arrive.
C'est Tamassa KEBE, le maire de Konsiga, et Brahima TRAORE, le
secrétaire de mairie, qui arrivent à
l'improviste. Effusions et discussions. Nous lui annoncons que nous
avons apporté un fauteuil roulant pour son
"frère", le marabout qu'il nous a
présenté l'an dernier, et nous promettons de
venir
à Kersignané le surlendemain
jeudi.
Mercredi 5 mars
De nouveau,
Bintou nous sert une omelette au petit déjeuner. Cette
fois-ci, nous arrivons, avec l'aide de Sylla à nous faire
comprendre. A 10 heures, nous allons à l'Ecole pour la visite
"officielle",
pour faire le tour de tous les problèmes en
cours avec Salif TOGOLA. Nous noterons, entre autres, qu'il est besoin
de constituer une trousse de secours d'urgence pour l'Ecole, et que les
livres d'enfants n'ont pu encore être mis en circulation,
faute de disposer d'un meuble bibliothèque.

Mody SYLLA, Sega KEBE et Djingo SIBY dans la cour de l'Ecole
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Le Gouvernement des enfants 2007-2008
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L'entretien avec Salif TOGOLA, auquel se joignent ensuite Djingo Siby
et Sega KEBE se poursuit jusque midi. Nous rencontrons ensuite le
Gouvernement des enfants, avant de revenir à la case du
village pour le repas et la sieste.
Nous
attendrons donc l'après-midi pour rendre visite
à Cheik DIALLO au dispensaire. Une fois de plus nous aurons
toutes raisons de nous réjouir des
évolutions du
village en matière de santé.
Enfin, nous
remettons à Cheik DIALLO
les différents courriers qui nous ont
été confiés par "Acupuncture sans
Frontière", en vue de leur prochaine mission, en
janvier 2009. Nous le chargeons également de
résoudre le problème de la trousse d'urgence de
l'Ecole.
Le soir,
Djingo Siby réussit enfin à parler au
téléphone avec
Gaoussou COULIBALY que l'on attend pour le lendemain. Mais non : son
voyage est reporté à vendredi !!!.. Or, nous
avons prévu de
revenir à Kayes vendredi soir, pour prendre le car samedi
matin. Ce sera chaud !!!
Jeudi 6 mars
Aujourd'hui,
c'est
la visite à Kersignané. Le programme est
chargé. Avec Dominique, nous serons obligés de
nous répartir les tâches. Mais tout
d'abord, c'est l'accueil officiel dans le bureau du Maire, avec tous
les discours traditionnels. Le marabout, que nous avons cru,
l'an passé, être le frêre de Tamassa,
est là avec un cousin germain venu de Kayes qui, au bout
d'un certain temps, s'impatientera de ne pas entendre parler
du fauteuil roulant promis. Se fait, nous ne l'avons pas
apporté, nous en réservant l'usage, jusque notre
départ de Komodindé. Les choses seront rapidement
mises au point par Tamassa KEBE lui-même, et le protocole
reprendra son cours. Sous les bénédictions du
marabout, nous terminerons cette rencontre par les photos
traditionnelles.

La réception "officielle" par Tamassa KEBE, Maire de Konsiga
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Après le don du fauteuil roulant au "marabout" de
Kersignané
|
Pendant
que Tamassa emmène Dominique visiter l'Ecole, et rencontrer
les élèves de Komodindé
scolarisés en second cycle, Jean-Louis et Brahima
Traoré mettent au point les documents officiels
élaborés lors de la réunion de mardi
soir : le compte-rendu de ladite réunion, la
convention d'utilisation du minibus, et l'engagement de la
Municipalité de Konsiga, sur l'ordinateur de la Mairie,
alimenté par un groupe electrogène.

Le poste de travail de Brahima TRAORE
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Devant la Mairie, les élèves de
Komodindé
scolarisés en second cycle à
Kersignané, avec leur maître.
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La chaleur étant trop forte, Dominique demande que les
élèves viennent à la Mairie pour la
rencontrer et discuter. Les autres élèves de
Kersignané tiennent aussi à venir et à
se faire prendre en photo. Dans ce tourbillon, Dominique fera
connaissance de Mamadou KEBE, jeune diplomé pour la
formation maraichaire, qui assure qu'il viendra à
Komodindé dispenser son savoir, pour une meilleure
utilisation du jardin des femmes. C'est encore une bonne nouvelle.

Djingo SIBY et Dominique signent
la convention d'utilisation du minibus..
|

. et ensemble, nous partageons la viande de mouton !!..
|
Nous nous retrouvons dans la mairie pour conclure. La sauvegarde et
l'impression des documents informatiques est quelque peu laborieuse.
Heureusement que nous avons apporté du papier !!!.. Le
secrétaire adjoint de mairie présente les
documents à la signature, avec une certaine
solennité. A ce moment, il nous est apporté, dans
un papier kraft, des morceaux de viande d'agneau grillée,
que nous partageons sans façon.
Nous
retournons
à Komodindé sous un vent de sable.
Après le repas et le repos nécessaire, nous
rédigeons la lettre destinée à
l'Ambassade de France, et nous faisons signer les documents
à Hacourou KEBE, qui n'était pas venu
à Kersignané le matin. La journée se
termine plus calmement qu'elle n'a commencé !!..
Vendredi 7 mars
C'est en
principe notre dernier jour au village. Nous avons fait le
tour de tous les problèmes, sauf... celui de la pompe
solaire. Si Gaoussou part de Bamako ce matin, il arrivera à
Kayes vers 13 heures. Pourrons-nous nous rencontrer ici, alors qu'il
nous faut retourner dès ce soir à Kayes
pour y prendre le car demain matin à 5 heures !!!... Et son
téléphone ne répond toujours
pas !!!!... Nous profitons de cette longue attente pour parler
à Djingo SIBY du fait que les enseignants ne disposent
toujours pas de la bibliothèque promise depuis plus de trois
ans. Les livres dorment toujours dans les malles !!!... SIBY
prend sa moto, et revient dix minutes plus tard avec un "menuisier".
Après une petite heure de palabres, nous sommes d'accord sur
l'objet et sur le prix... et la livraison est promise pour le soir
même !!!..
C'est maintenant
l'heure de la grande prière. Sylla part à la
mosquée, en boubou blanc, et avec le
téléphone à l'oreille, car nous
n'avons
toujours pas de nouvelles de Gaoussou. Il fait de plus en plus chaud.
Après le
repas, nous préparons les bagages, et les villageois
arrivent les uns après les autres pour les adieux. Les
discours sont un peu écourtés sous la pression de
Samba DRAME, notre chauffeur du moment, qui ne souhaite visiblement pas
s'attarder.
En partant du village nous nous arrêtons à l'Ecole
pour voir la bilbliothèque. Elle n'est pas
arrivée. Djingo SIBY part en reconnaissance en moto, et
revient presque immédiatement : la charette à
anes arrive, cahin caha, et nous pouvons enfin assister à
l'installation du meuble dans l'Ecole. Salif TOGOLA est ravi. Le temps
de régulariser la transaction financière, et nous
voilà sur la route de Kayes.

Djingo SIBY en quête du menuisier.
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Le menuisier installe la bibliothèque sous l'oeil de
Djingo SIBY et Salif TOGOLA !!..
|
En partant
du village nous nous arrêtons à l'Ecole
pour voir la bilbliothèque. Elle n'est pas
arrivée. Djingo SIBY part en reconnaissance en moto, et
revient presque immédiatement : la charette à
anes arrive, cahin caha, et nous pouvons enfin assister à
l'installation du meuble dans l'Ecole. Salif TOGOLA est ravi. Le temps
de régulariser la transaction financière, et nous
voilà sur la route de Kayes.
A Diadjoumbera, nous respectons le rituel pour l'achat du poisson au
marché. A ce moment le téléphone de
Mody Sylla sonne : C'est Gaoussou qui annonce qu'il prendra l'autocar
demain
matin à Bamako pour venir à Komodindé
!!!... Nous nous croiserons donc sur la route, quelque part entre
Diéma et Kolokani.
A l'arrivée à Kayes, chez Mody Sylla, la nuit est
tombée. Hada et son fils sont entourés d'une
demi-douzaine de jeunes, qui participent à l'installation de
notre couchage, à la belle étoile, sous
moustiquaire, et à la préparation du repas.
Samedi 8 mars
Nous
partons dès 3h30 du matin, accompagnés de Samba
DRAME, qui nous dit retourner à Komodindé
dès notre départ. A la gare routière,
nous retrouvons Samba CAMARA, qui retourne aussi à Bamako,
mais n'a pu trouver de place dans "l'express". Il arrivera à
destination plus de cinq heures après nous. L'autocar
démarre à la minute près,
à 5 heures, et à 13 heures, nous sommes
à la gare routière de Bamako.
L'après-midi est tout naturellement consacré au
repos. Nous mettons simplement au point, avec Sylla, la liste des
fournitures à acheter à Bamako en vue de la
rentrée scolaire prochaine.
Le soir, nous pouvons regarder les photos et les videos du
séjour sur la télévision du salon.
Dimanche 9 mars
Dès
9h30, nous partons avec Massila pour le centre ville.
Nous allons tout d'abord déposer notre dossier à
l'Ambassade de France, puis nous allons ensuite juste en face,
à l'Agence Air France, faire préenregistrer nos
bagages. Cette formalité nous évitera de
surcharger la pauvre voiture de Sylla, ce soir, pour aller à
l'aéroport.

Mody SYLLA et Massila COULIBALY à l'Hotel
Mandé
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Le Niger, face à l'Hotel Mandé
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Nous prenons ensuite le temps d'une petite respiration, à
l'Hotel Mandé, pour prendre un raffraichissement et
écrire nos cartes postales.
De
retour à Faso Kanou, c'est le repas avec Massila. Et le
téléphone sonne : c'est Gaoussou. Il est sur
place, au jardin des femmes de
Komodindé, et vient de constater que le matériel
installé n'est pas suffisant pour produire les 20 m3/jour
qui seraient nécessaires. Nous convenons qu'il peut
poursuivre ses investigations, et qu'il nous appellera en France mardi
soir pour nous présenter des solutions. Il ne nous parait
pas évident de résoudre le problème
sans une mise de fonds supplémentaire.
Après un après-midi tranquille, et un repas
leger, nous partons pour l'aéroport vers 20h30. Le retour se
déroule sans problème, à ceci
près que la tempête sur Paris nous offre un
atterissage plutot spectaculaire l'atterissage à Roissy. A
Paris, il ne fait que 6° !!.. Nous sommes loin des 41°
de la veille !!..
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