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.ASSOCIATION
ODELADEMO.
Le huitième voyage au
village de KOMODINDE
du jeudi 6
au mercredi 19
janvier 2011
Jeudi
6 janvier :
Cette
année, nous devions partir avec Vincent LEROY, pour
notre visite annuelle au village. Finalement, au bout du compte,
c'est Dominique qui se porte volontaire. C'est donc
à trois que nous partons de Bois-Guillaume, le
jeudi 6 janvier vers 11 h 30.

Dominique LEROY
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Dans l'Airbus vers Bamako
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L'Airbus
A340 décolle finalement
de l'aéroport Charles-De-Gaulle à 18h30
et nous arrivons à Bamako à 23h15.
Après avoir longuement attendu les bagages, nous nous
entassons laborieusement dans la 309 de Sylla pour aller loger
à Faso-Kanou, où nous arrivons
à 1h20 du matin. L'équipée commence
fort.
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Vendredi
7 janvier :
Nous nous réveillons vers 9 heures. Le petit
déjeuner, avec Sylla et Coumba, est l'occasion de
préparer le programme d'action.
Nous
téléphonons d'abord à Hamidou DIALLO,
du GRDR de Kayes, avec qui nous convenons d'un rendez-vous pour le
mardi 11 janvier au village, pour tenir la réunion de
synthèse relative à la formation des femmes du
jardin.
Ensuite,
nous traitons le problème de la commande de livres
scolaires qui aurait du être acheminée
à l'école pour la rentrée 2010. Par
téléphone, le libraire nous confirme la
disponibilité de la commande. Nous prenons donc rendez-vous
pour la fin d'après-midi.
Entre-temps,
Jean-Louis reçoit un texto d’Olivier
Lemasson qui est encore en France, et sera de retour au Mali le mardi
11. Nous décidons de ne pas l'attendre, de partir
à Komodindé dès le dimanche 9, et,
pour ne pas être à court de temps sur place, de ne
revenir que le lundi 17. Nous prenons donc rendez-vous avec Olivier
pour le mardi 18. Voilà : le programme est
tracé.

Rencontre avec Olivier LEMASSON (2010)
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Dans les rues de Bamako, près de chez Samba CAMARA
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Après
le repas et la sieste, nous partons en 309 avec Sylla vers
15h30. La première étape consiste à
trouver Samba Camara pour changer suffisamment d'argent. La transaction
se fait, comme d'habitude, dans la voiture même, au
coeur du marché de Bamako.
Ensuite,
nous sommes accueillis comme des princes à la Librairie
CONDE, au Marché Dibida. Une longue transaction s'engage.
Tous les livres sont comptés un à un, puis
emballés dans de grands cartons plus ou moins solides. Quand
il manque un livre, l'un des jeunes "assistants" s'éclipse
on ne sait où, et revient quelques minutes plus tard avec.
On nous sert du thé et/ou du Coca Light. Puis Jean-Louis
effectue, avec le "patron", la transaction financière. Le
prix a été arrondi à 1100 000 FCFA. Ce
sont donc 220 billets de 5000 FCFA qu'il faut compter un à
un pour parfaire l'opération. L'atmosphère est
festive, et la rencontre se termine par les photos pour le souvenir, et
la promesse de se revoir.

Au marché Dibida, avec Bakary CONDE
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A la Gare routière GANA, à Bamako
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Enfin, nous
allons à la Gare routière pour
décharger le coffre, et prendre les billets pour Kayes dans
l'express du dimanche matin. Nos places sont donc retenues dans
l'express B, convocation à 2h du matin, départ
à 3h !!!
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Samedi
8 janvier :
C'est une journée d'adaptation au climat, et de repos
marquée essentiellement par la visite que nous
ferons à Ditta et ses enfants, chez qui nous rencontrerons
aussi ses deux sœurs, et la fille aînée
de Sylla. A l'aller comme au retour, nous sommes sur le qui-vive, vu
les bruits inquiétants émis par la 309 de Sylla
devenue plus que poussive.

Dominique avec Ditta
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Massila COULIBALY
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A
Faso-Kanou, la soirée
s'écoule, assis dehors. Massila nous appelle au
téléphone pour nous souhaiter un bon voyage. Nous
ne dormirons que deux petites heures.
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Dimanche
9 janvier :
Levés à une heure moins le quart, le taxi
n'arrive qu'une bonne heure plus tard. En cours de route, au bord du
fleuve, nous sommes arrêtés par la police pour
surcharge et manque de visibilité. Sylla, pour ne pas perdre
trop de temps, paie l'amende sans discuter. Nous
arrivons à la gare routière à
2 h 30 pour un départ prévu à 3
h.
Mais les
choses ne se passent pas simplement : l'obstacle vient de la
quantité jugée excessive, et de
l'encombrement des bagages. Nous regarderons l'express B partir sans
nous.
Finalement,
au bout de trois heures de discussions, nous arrivons à une
solution de compromis : Sylla nous fait monter dans le car D,
pendant que lui-même, qui ne veut pas quitter les bagages des
yeux, prendra le car E, celui qui, au delà de Kayes, dessert
Dakar. Visiblement, Gana-Transport n'offre plus la
même qualité de services que nous avons
pu connaître ces deux ou trois dernières
années.

Dans l'autocar vers Kayes
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Arrêt technique en brousse !!!
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A 13h45,
nous arrivons à Kayes. Le mini-bus
d’Odelademo, et son "nouveau" chauffeur, nous
attendent. Nous faisons halte chez Sylla pour nous restaurer
et faire les courses. Sylla avec les bagages n'arrivent que vers 17h.
Nous repartons aussitôt pour Komodindé
où nous arrivons à la nuit
tombée. Après les poignées de main de
bienvenue, nous abrégeons les discours, et nous nous
installons à la lueur des lampes frontales.
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Lundi
10 janvier :
Nous serons tranquilles jusque vers 11h30, pour prendre un bon petit
déjeuner, et finaliser notre installation dans nos cases.
Nous recevons alors notre première visite : les
femmes de l’Association du Jardin, et sa
présidente, Assa KEBE, viennent nous présenter le
mouton, et nous offrir du sucre et du thé en cadeau
d’amitié et de bienvenue.

Le mouton de l'Association des Femmes du Jardin
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Djingo SIBY et les responsables de l'Association du Jardin
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Après
les échanges de politesse, nous sentons un malaise quand
nous parlons de la formation du GRDR. Tout de suite, on nous fait part
du problème de l'approvisionnement en eau. Nous
précisons que nous avons prévu une mission
d'expertise du système actuel par un technicien
compétent. Faute de pouvoir répondre directement
aux questions posées, nous
téléphonons à Hamidou DIALLO,
pour qu'il puisse se faire accompagner, dès demain, de la
personne concernée, pour mener à bien cette
tâche. Une heure après, Hamidou confirmera la
faisabilité de l'opération, pour un
coût total de 125 000 FCFA. Trois ou quatre appels
téléphoniques plus tard, un accord sera
trouvé sur la base de 100 000 FCFA.
Mais ceci ne
semble pas apaiser la situation. Nous proposons donc à Assa
KEBE de réunir l'ensemble des femmes
concernées le soir même, pour faire le point avant
l'arrivée, demain, d'Hamidou DIALLO. Dans
l'après-midi, nous observerons que le Chef du
Village, Djingo SIBY, et Sega KEBE, tiendront une
réunion préparatoire avec elles, dont nous ne
saurons rien !!!!.......

La réunion "secrète"
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Dominique et Salif TOGOLA, le Directeur de l'Ecole
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Vers 12h30,
c'est au tour des enseignants de l'Ecole Fondamentale de venir nous
saluer. Nous les trouvons plutôt
démotivés. Il n'y a eu que 22
élèves pour entrer en première
année à la rentrée. Les cours
d'alphabétisation n'ont plus lieu. Ils nous disent
"ne pas être débordés...". Nous prenons
rendez-vous à partir du mercredi 12, devant consacrer la
journée de demain au Jardin des Femmes. D'autre part,
Dominique renouvelle son souhait de réunir les
parents d'élèves, pour bien préciser
dans quel esprit ODELADEMO travaille pour l'Ecole, et ce qui est
attendu de chacun, enseignants, élèves et
habitants du village. Djingo et Sega sont d'accord pour que cette
réunion se tienne vendredi prochain "après la
prière".....
Après
le repas, avec Mody, Djingo et Sega, nous faisons le tour de
tous les sujets "brûlants" : la motivation des femmes pour la
formation, l'eau du puits, la puissance de la pompe, les
difficultés de recrutement des élèves,
le problème de l'attribution des cahiers scolaires,
l'alphabétisation, la défection des filles au
collège, le tarissement des ressources du minibus. Et nous
n'évoquerons même pas, de surcroît, les
problèmes du dispensaire-maternité, où
tout ne semble pas non plus aller pour le mieux !!!... Cet
après-midi de palabres est épuisant.

En palabres !!!!
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La réunion des femmes du Jardin
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Vers 17h,
nous avons donc la visite de
la délégation des femmes (au moins une
douzaine). Sylla assure la traduction. Quelques autres femmes arrivent
ensuite. Au fil des échanges, nous apprenons qu'une
formation au jardinage a déjà
été proposée aux femmes il y
a quelques mois, et qu'elle l'ont refusée. Il semble
qu’il y ait un blocage au sujet de l’eau. Les
femmes ne veulent pas remettre en cause leurs pratiques en
matière d'arrosage. "Quand il y aura de l'eau, il n'y aura
plus de problème".
La
discussion avec les femmes s'éternise et n'aboutit
pas. Au final, nous croyons comprendre qu'elles sont en fait
convaincues de ne rien avoir à apprendre de la formation. Ce
qui les intéresse, c'est d'avoir gratuitement de
l'eau en abondance. Si pour cela il faut faire la formation, elles la
feront, mais sans conviction. Par ailleurs, la position de Sega KEBE
n'est pas claire. Visiblement, il n'apprécie pas
qu'ODELADEMO fasse appel à un intervenant
extérieur que le village n'a pas choisi, et qu'il
soupçonne de "se faire de l'argent au détriment
du village". Quels sont les intérêts en jeu
?
Nous
essayons de dépiéger tous ces
malentendus et nous précisons, point par point, les
étapes de notre démarche, tant sur le plan
opérationnel que sur le plan financier. Nous reformulons
aussi notre désir que le village se prenne en charge, pour
que, un jour prochain, notre action ne soit plus nécessaire.
Et nous prenons rendez-vous pour le lendemain en fin de
matinée, après que nous aurons fait le point avec
Hamidou DIALLO. De cette réunion, nous ressortons
’’pompés’’.
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Mardi
11 janvier :
A 9h45, Hamidou DIALLO, le technicien
électromécanicien Youssouf BAMANA, son assistant
et un chauffeur arrivent en Mercedes. Après une courte
discussion sur place, nous nous rendons en voiture jusqu’au
jardin. Nous faisons un premier arrêt près du
puits, pour examiner la pompe, les panneaux solaires, et le
réservoir du Jardin. Youssouf BAMANA nous affirme que la
pompe est parfaitement adaptée, mais que le nombre
de panneaux solaire ne permet pas d'assurer le débit
demandé, de l'ordre de 20 ou 30 m3 par jour.

Youssouf BAMANA explore le puits
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Echanges entre techniciens
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Au jardin,
Hamidou DIALLO constate que les consignes qu'il avait pu
laisser au cours de ses précédentes visites n'ont
pas été suivies d'effet, que ce soit pour les
techniques d'arrosage, ou pour les pratiques de semis et
plantations. Non, décidément, les femmes du
village ont vraiment beaucoup à apprendre.
De retour
chez Sega KEBE, nous demandons tout d'abord à Youssouf
BAMANA de préparer, avec son rapport d'expertise, un devis
quantitatif et estimatif, pour réaliser l'ensemble des
travaux propres à assurer un débit journalier de
30 m3. Il nous assure qu'il est en mesure de nous l'adresser par mail
dès notre retour en France, et nous convenons
d'échanger toute informations utiles par Internet.

Le dispositif d'adduction d'eau au Jardin des femmes
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Le debriefing !!...
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Avec Hamidou
DIALLO, nous convenons qu'il y a lieu de redessiner le projet
de formation. D'une part, toutes les femmes ne sont pas
prêtes à la recevoir. D'autre part,
malgré les promesses faites l'an passé, aucune
femme n'a suivi les cours d'alphabétisation, qui auraient
permis de mettre en place un système de gestion collective
du Jardin.
Les
femmes arrivent vers 13h. Les discussions sont longues et
tendues, hachées par les temps de traduction en
français, en soninké, en bambara. Le
rôle de Diaby CAMARA, l'homme chargé de
gérer l'ouverture et la fermeture du
réservoir d'eau, est précisé par
Djingo SIBY. La question de l'utilité de la formation est
posée. Finalement, Séga
Kébé engage sa parole pour les femmes,
et garantit un résultat positif, à condition que
le débit d'eau soit amélioré. De son
côté, Djingo SIBY s'engage à
gérer les éventuelles difficultés, et
à rendre compte régulièrement par
téléphone à ODELADEMO.

Sega KEBE, Diaby CAMARA et les femmes
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Le groupe opérationnel pour la formation au Jardin
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Hamidou
DIALLO propose que la formation soit dispensée
prioritairement à un groupe restreint de femmes qui auront
pour mission de la rediffuser ensuite auprès des autres
femmes. Après de longues discussions, six femmes se
portent volontaires. L'engagement est matérialisé
par une photo de groupe, à laquelle se joignent Assa KEBE et
Diaby CAMARA.
En
soirée, deux enseignants de
Kersignané viennent nous rejoindre en moto :
Jérémie BALLO, le directeur et un professeur de
physique. Nous leur confirmons avoir convenu avec le maire, Tamassa
KEBE, de leur rendre visite le lendemain matin.
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Mercredi
12 janvier :
Avant de partir pour Kersignané, dès
l'arrivée du minibus, nous déballons les
colis qui y étaient resté stockés
jusque là, pour faire le tri de ce qui doit rester
à Komodindé, et ce qui doit être
emmené. Nous embarquons aussi les valises
préparées dès lundi, avec le
matériel informatique et les autres
fournitures. Sur le chemin, nous faisons un arrêt
à l’école fondamentale pour
déposer ce qui lui est destiné. Seuls
Séga et Mody SYLLA viennent avec nous. Djingo SIBY, que nous
avons trouvé cet année très
diminué physiquement, reste à
Komodindé.

Dans le minibus, la répartition des fournitures
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L'arrivée au Collège de KERSIGNANE
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A
Kersignané, nous somme reçus par
Jérémie Ballo, qui a mis son beau
costume, et Tamassa KEBE, maire de la commune. Dans la classe de
9e année, nous effectuons la remise officielle des
livres, du planisphère, et de la machine
à écrire. Dominique fait part de sa
déception de constater que la bibliothèque n'a
pas encore été mise en place. Elle regrette aussi
le manque de résultats en 9è année,
particulièrement pour les filles. Les enseignants, quant
à eux, nous font part du peu d'implication des parents
d'élèves et des problèmes que cela
leur pose.

Au collège : le planisphère
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Les enseignants de KERSIGNANE
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Après
les discours et les photos, nous nous dirigeons vers le dispensaire,
situé juste de l'autre côté
du chemin. Nous sommes accueillis par COULIBALY, le
médecin, en présence de SOUMARE, la matrone. Il
se félicite du bon fonctionnement du Centre. Nous lui
remettons la lettre de Josiane MONLOUIS, relative à la
formation à l'acupuncture dispensée l'an dernier.
Il nous assure qu'il transmettra la lettre à tous les
participants concernés.
Pendant ces
échanges, tenus dans la cour du dispensaire, sous les
arbres, à l'abri du soleil, le
téléphone portable de
Jérémie BALLO sonne. C'est l'Inspecteur
d'Académie de YELIMANE, que Jérémie
avait cherché à joindre peu avant, qui rappelle
et qui souhaite s'entretenir avec Dominique. Il regrette que nous
venions pas à Yélimané : il a beaucoup
de choses à nous dire. Pour lui, l'origine des obstacles au
développement de l'enseignement se situe en France, chez les
migrants, qui tendent à empêcher toute
évolution. Il pense qu'une action de notre part dans les
foyers de
migrants en France, est indispensable. Nous en reparlerons
peut-être l'an prochain.

Dominique au téléphone avec l'Inspecteur d'Académie
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Retour à KOMODINDE avec le mouton
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Vers 12h45,
nous revenons à Komodindé. Un
mouton nous y accompagne dans le minibus. Est-ce le "cadeau"
de la municipalité ? Il y a lieu d'en douter, car il semble
que les relations soient tendues entre les habitants de
Kersignané et de Komodindé. Demain jeudi, les
édiles des deux villages doivent se rendre à
Yélimané, pour une session du tribunal portant
sur un litige financier. Le problème porte sur la
répartition des coûts de la "Caisse des
Migrants".
Dans
l'après-midi, nous retournons à l'Ecole
Fondamentale. Nous faisons l'état des lieux (fournitures,
livres, cahiers...) avec les enseignants. Vers 17h, nous sommes
rejoints par Mody SYLLA, Djingo SIBY, Sega KEBE, Samba SYLLA, Abdoulaye
CAMARA et SIDIBE, pour la réunion de remise
officielle des livres et fournitures que nous avons
apportés. Dominique présente la lettre de
Sapphô qu'un enseignant fait lire à l'un des
quelques garçons présents autour de
nous. Nous présentons aussi les accessoires
informatiques achetés au dernier moment (Merci
Jean-Claude !!!!....) et devraient permettre de relancer
l'activité dans de bonnes conditions.

Reception officielle des livres scolaires achetés à Bamako
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Lecture de la lettre de Sapphô
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Après
la réunion, en attendant le retour du minibus qui doit nous
ramener chez Sega, nous faisons le point sur l'installation
informatique, et rendez-vous est pris le lendemain pour installer
l'onduleur et pour parfaire la formation.
En
soirée, autour du feu, la lune éclaire de plus en
plus. Des femmes viennent nous voir. Dominique
présente et distribue les photos de l'an
passé que nous avons apportées.
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Jeudi
13 janvier :
En l'absence de tous les responsables du village, partis à
Yélimané pour la session du tribunal, nous nous
répartirons les tâches. Dominique
DEVILLERS reste à la concession où un
défilé de personnes viendra lui rendre visite.
Elle n'aura qu'une demi-heure de repos !!!...

Dominique reçoit ......
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Au jardin des femmes....
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Dominique
LEROY part au jardin voir comment les choses se passent. Il
est accompagné de deux jeunes enfants. Le chemin passe par
le nouveau château d’eau, puis
l’ancien, puis le jardin. A 10h, il y a six femmes au jardin.
Il y a un arrosoir et personne s’en sert. L'arrosage se fait
en vidant des bassines entières d'un seul coup
!!!...
Il n'y a pas de dialogue possible mais peut-être les
femmes font-elles allusion au besoin en eau ?
En fin de
matinée, nous nous retrouvons tous les trois à
l’école fondamentale, où les
femmes de la concession SYLLA viendront nous apporter le
déjeuner sur place, dans la première classe (6e
année). L'état général de
l'Ecole nous semble se dégrader, et les toilettes
sont sales !!!

Déjeuner dans l'Ecole Fondamentale
|

L'installation électrique de l'Ecole Fondamentale
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Dans
l'après-midi, Lassana KEITA commencera par
installer le nouvel onduleur de 1000 W. Jean-Louis peut donc ensuite
entamer le travail informatique avec les enseignants.
Pendant ce
temps Dominique fait l'inventaire des armoires avec Salif
TOGOLA, pour répondre aux craintes exprimées le
matin même par certains parents
d'élèves, quant au sort des cahiers
apportés par ODELADEMO. En clair, les enseignants sont
suspectés de revendre ces cahiers pour leur compte !!!...
Visiblement, ce ne peut être le cas, puisque Salif TOGOLA
nous montre combien sa gestion prudente des fournitures disponibles
doit permettre de faire face aux besoins futurs. Mais il est vrai que
son désordre, ses manières brouillonnes, et
l'absence de tout document de gestion des stocks, ne nous aident pas
à apporter la preuve certaine de sa bonne foi.

L'armoire de Salif TOGOLA
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Sega KEBE, Djingo SIBY, Abdoulaye CAMARA
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Le soir, au
retour de Mody SYLLA, les commentaires sont laconiques : à
Yélimané, les choses ne se sont pas
passé comme espéré : l'audience du
Tribunal a purement et simplement été
reportée à une date ultérieure !!...
La situation reste donc en l'état. Dans cette
atmosphère morose, nous écourterons la
soirée, et nous nous coucherons plutôt de
bonne heure. .
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Vendredi
14 janvier :
En matinée, les deux Dominique vont au dispensaire tandis
que Jean-Louis retourne à l'Ecole pour
l’informatique.
Au
dispensaire il n’y a personne si ce n’est
un malade Peul perfusé et son accompagnateur. Pas de matrone
ni de docteur. Nous en profitons pour visiter. Selon Dominique
DEVILLERS, c’est plus propre que la
précédente fois. La matrone – Sally
– arrive et nous fait visiter tout en nous
précisant qu’ils ont du travail. En
l’absence du médecin, c’est elle qui se
dit médecin. En effet, Cheik DIALLO est invisible depuis
plus de huit jours.

Dans le dispensaire-maternité
|

Le bureau de Cheik DIALLO
|
En
dépit de ce qu'elle peut dire, la matrone ne parait pas
débordée. Le cahier de consultations en apporte
la preuve : depuis plusieurs mois, il n'y a pas plus d'une dizaine de
consultations par semaine !!!.... Mais, selon elle, s'il y a si peu de
consultants, c’est qu’ils sont guéris !
Les édiles du village ont bien raison de se faire du souci
!!!...
Puis, en fin
de matinée, les deux Dominique visitent toutes les classes
avec les enseignants. Comme à l'accoutumée, les
élèves présentent leur travail, et
leurs livres de classe. Pendant ce temps, Jean-Louis passe la
matinée avec Abdoulaye KEITA, pour la prise en mains de
l'ordinateur, dont on comprend qu'il n'a pas pu avoir beaucoup
accès pendant toute cette année scolaire : le
Directeur de l'Ecole, enferme maintenant systématiquement
son bureau à clé, et ses adjoints ne peuvent que
rarement disposer d'un temps d'usage de l'ordinateur !!!

Visite des classes de l'Ecole Fondamentale
|

Formation informatique (suite)
|
L’après-midi,
après la prière, nous revenons
à l’école, pour assister au spectacle
préparé par les grands
élèves, ceux qui s’expriment le mieux.
Ils étaient 5 filles et 2 garçons pour
interpréter des petits sketches.
De la classe
nous passerons au dehors, à l’ombre des arbres.
Les parents, convoqués, arrivent doucement. Beaucoup
d'hommes, bien sur, dont certains, ceux qui parlent bien
français, se révèleront être
des migrants "en vacances" au village. Quelques femmes arriveront plus
tard, et s'installeront timidement à l'arrière,
adossées aux arbres.

Le spectacle des grands élèves de l'Ecole Fondamentale
|

La réunion des parents d'élèves
|
Il est
procédé tout d'abord à la lecture des
résultats du trimestre, classe par classe par les
enseignants. C'est un peu long. Nous avons l'impression que Salif
TOGOLA temporise, et fait tout pour retarder l'amorce des discussions
relatives aux relations parents-enseignants. Abdoulaye
KEITA piaffe sur son banc. Au bout d'un certain temps, une
jeune élève nous lit un texte qui pose enfin le
problème. vidéo La discussion démarre
laborieusement, car il subsiste toujours l'obstacle des traductions.
Néanmoins le courant semble passer, même si
tous ne paraissent pas convaincus.
C'est juste
avant la fin de la réunion que les jeunes du
collège, s'avancent pour remettre une lettre à la
présidente d'ODELADEMO. Dominique, qui en a pris rapidement
connaissance, propose à leur représentant de la
lire à haute voix. Tout le monde en est d'accord. Il s'agit
essentiellement d'une réclamation portant sur le respect des
horaires du transport en minibus, principalement pour le
retour.

Lecture du palmarès du premier trimestre à l'Ecole Fondamentale
|

Les collègiens revendiquent
|
Cette
intervention a pour effet de déclencher la colère
de Séga, qui n'admet pas que l'autorité des
anciens soit contestée. Les tensions se font jour.
Après de longues harangues des uns et des autres, que dans
la passion des échanges, il n'y aura même plus la
possibilité de traduire en français,
Dominique reprend la parole. Elle félicite tout
d'abord les jeunes d’être intervenus pour exprimer
leurs besoins et leurs frustrations, dans un contexte qui n'est pas
facile pour eux. Mais le dialogue ne passe pas entre les jeunes et les
aînés. Chacun campe sur ses positions, et la
réunion se termine dans une certaine confusion.
.
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Samedi
15 janvier :
Ce sera une journée beaucoup plus calme, au cours de
laquelle, les choses vont se décanter.
Jean-Louis retourne à l'Ecole Fondamentale, pour la
formation informatique, à l'élaboration des
relevés de note des élèves sur
EXCEL.

Devant l'ordinateur....
|

Pépinières du Jardin des Femmes
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Dominique
LEROY retourne au jardin pour constater que les femmes n'ont
toujours pas pris l'habitude de procéder à
l'arrosage parcimonieux de leurs parcelles. Dominique DEVILLERS reste
à la concession et, au hasard des discussions
ponctuelles avec Mody SYLLA et Sega KEBE, arrive à obtenir
qu'une réunion se tienne demain matin dimanche, avec les
jeunes du collège, pour mettre les choses au point. C'est un
grand pas de fait !!!...
L'après-midi,
Dominique LEROY est invité à une
visite plus approfondie du village sous la conduite d'un jeune
élève de 7e année. Le
cimetière est ceint d’un mur et la porte est
fermée à clé. Puis c'est la visite de
la concession où nous avons logé en 2002. Chez le
forgeron, il y a un cheval blanc à prendre en
photo… il a la queue teintée au henné
! A d’autres endroits ce sont les enfants qui
demanderont à être pris en photo.

Dans le village....
|

Le tailleur ambulant
|
Au cours de
cette journée, nous aurons la visite du tailleur, avec sa
machine à coudre sur le vélo, et Dominique LEROY
expérimentera, avec la première femme de Sega, la
technique de la pose du chèche autour de la tête.
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Dimanche
16 janvier :
C'est notre dernière nuit au village. Nous sommes
réveillés à 7 h pour un lever
à 7 h 15. Au petit déjeuner il y a des
beignets. Il ne faut pas tarder car la première
réunion de la journée est à 9 h, avec
les jeunes et les anciens sur le thème du minibus. Nous
profitons d'un moment de calme, pour offrir la deuxième
machine à écrire à Sega. Puis
Jean-Louis repart à l'Ecole Fondamentale, pour terminer la
mise au point des relevés de note des
élèves sur EXCEL.

La machine à écrire offerte à Sega KEBE
|

La réunion des collègiens
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Au cours de
la réunion des jeunes, le représentant des
collégiens s’exprime en français. Les
directeurs de l'Ecole Fondamentale et du collège sont
présents. Des explications fournies, nous comprenons que
l’aller à Kersignané, le matin,
ça va. Mais le soir, ça cloche. Après
de longues discussions, il est décidé que le
départ de Kersignané sera fixé
systématiquement à 18 h (au lieu de 17 h), pour
permettre au chauffeur d'assurer ses transports "commerciaux" dans les
meilleures conditions. Le Directeur du collège assurera un
cours d’informatique dans la première demi-heure ;
ensuite c’est le temps réservé aux
devoirs/leçons. Quand le chauffeur prévoit de ne
pas être à l’heure, il est tenu de
prévenir les élèves… qui
reviendront à pied. Cela est applicable
à partir de demain lundi.
A 11 h 30,
c'est la réunion avec les femmes pour se dire
au-revoir. Nous passons à l’ombre sous
l’auvent. La discussion porte à nouveau sur
l'approvisionnement en eau du jardin....
Après
le repas du midi, c'est le départ en minibus. Cette
année, pas de longs discours ni de congratulations
à ne plus finir. L'atmosphère est même
plutôt lourde. Abdoulaye fait partie du voyage et
pourra bavarder avec Sylla tout au long de la route. Nous arrivons
à Kayes, chez Sylla, juste avant la
tombée de la nuit.
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Lundi
17 janvier :
La nuit est courte (3 heures). Réveillés vers 1 h
30, nous arrivons suffisamment tôt à la Gare
Routière pour que l’enregistrement des bagages se
fasse sans problème. Nous prenons la direction de
Bamako à 3h20. A l'arrivée à
Faso-Kanou, vers 13h, c'est la toilette, et le repas de riz, de poisson
et de légumes. La sieste est bienvenue, et la
soirée avec Coumba se passe sans problème. .
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Mardi
18 janvier :
La nuit est réparatrice. Nous prenons le petit
déjeuner à 3 car Sylla a
déjà déjeuné. Il est parti
faire laver sa voiture, mais cette initiative se
révélera malheureuse, car la Peugeot ne voudra
plus redémarrer. Il passera la journée
à la faire réparer, et ne reviendra que le soir,
juste avant de devoir partir chez Olivier.

Avec Mohamed...
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Chez Olivier et Rachida
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Dans la
matinée, nous avons la visite de Massila, puis
de Mohamed, le jeune qui avait accompagné les
élèves de l'Ecole Industrielle en 2009. Nous
passerons ensuite une excellente soirée
chez Olivier, chez qui nous croiserons Mariam MAGUIRAGA,
Directrice du GRDR à Kayes, avant de partager, avec Mody
SYLLA, le menu préparé par Rachida.
Au retour,
vers 23 heures, au milieu du carrefour du grand
boulevard, à peine plus d'un kilomètre
du but, la 309 s'arrête et ne veut plus ni avancer, ni
reculer. La boite de vitesse ne répond plus, Heureusement,
Sylla connaît un mécanicien, de l'autre
côté de la rue, qui arrivera à ranger
la voiture en toute sécurité. Puis, comme par
miracle, un taxi passe. Sylla le hèle pour nous, et, sans
discuter le prix, il nous permettra de renter sans encombre chez
Coumba. Mais Sylla reste sur place pour gérer la
réparation de la voiture avec le mécanicien. Nous
ne le reverrons que le lendemain soir, vers 17 h, juste à
temps pour nous conduire à l'aéroport. Mais nous
n'en sommes pas encore là !!...
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Mercredi
19 janvier :
Par la force des choses, la journée est très
calme. Sans voiture, nous ne pouvons ni pré-enregistrer les
bagages, ni rendre visite à Ditta. Et les conditions de
notre séjour au village font que nous ne souhaitons pas
retourner à la librairie acheter les livres de la
rentrée 2011. Il ne nous reste donc qu'à passer
le temps.
Ce sera
d'abord avec Massila qui vient nous rendre visite dans la
matinée, puis avec Basa, la "petite bonne" de
Coumba des années 2002-2004, qui vient nous voir, en
SOTRAMA, avec 3 de ses 4 enfants (les jumelles de 4 ans et le
bébé de 5 mois).

Basa er ses enfants
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A l'Hotel Mandé
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Puis, vers
15h, comme chaque année, nous allons passer une paire
d'heure de réconfort à l'hôtel
Mandé, pour déguster un bissap au gingembre, et
rédiger les cartes postales.
Après
le repas du soir avec Sylla, que nous retrouvons enfin, et la visite de
Demba CAMARA, c'est le départ vers
l'aéroport. Une dernière frayeur : sur la route,
au milieu de nulle part, la voiture de Sylla semble
à nouveau faire des siennes : la vitesse se
décroche, et la voiture semble être en roue libre.
Mais c'est très fugitif. Le moteur reprend, et nous arrivons
enfin, sain et sauf devant l'aérogare.
Le
retour se passe sans encombre, même si,
après l'atterrissage à Roissy, à 6h du
matin nous devons encore attendre assez longtemps nos quelques
bagages. Nous faisons ensuite la liaison entre le
terminal C et le terminal E, pour retrouver notre voiture au parking,
et nous arrivons
à Rouen avant 11h du matin. La boucle est bouclée
mais il reste encore du travail.
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